Tendresse

Des museaux qui se cherchent :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/renarde_2.jpg

Un pelage plein d’épis :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/renarde_3.jpg

Le bonheur d’un moment de tendresse…

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/renarde_4.jpg

pour une renarde et son petit :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/renarde_1.jpg

J’ai fait ce dessin hier, d’après une photo trouvée dans une revue lue par ma fille; j’aime beaucoup le renard, pour son élégance et ses couleurs. Le dernier que j’ai vu de près marchait le long de la forêt de Fontainebleau, c’était en février dernier et je revenais du salon de Fitz-James (Oise), un dimanche soir en tout début de nuit. Je me souviens d’une silhouette grise illuminée de deux émeraudes flamboyantes dans la lumière des phares.

Le renard a été déclaré comme animal nuisible par arrêté préfectoral dans le département de l’Isère – j’ai juste voulu par ces quelques traits saluer la beauté de cet animal…

Si vous vous intéressez à la protection des animaux sauvages, je vous conseille un excellent article sur la notion juridique d’espèce nuisible. Par ailleurs, un petit détour par la galerie devrait ravir les amoureux de la faune sauvage…

Sillons

« Il aimait bien labourer. Il commençait à savoir s’y prendre. Au début, il s’était montré d’une incompétence stupéfiante. Il avait cru que ce serait facile, il pensait qu’il suffisait d’aligner les chevaux, de peser sur la charrue, et hop… Arthur donnait l’impression que c’était l’enfance de l’art. Ses sillons étaient tellement rectilignes qu’ils semblaient tracés au cordeau. Et les chevaux connaissaient si bien leur affaire qu’on n’avait rien besoin de leur dire. Ils se plaçaient côte à côte, l’un dans le dernier sillon tracé, l’autre sur le terrain non labouré, et ils avançaient, celui qui se trouvait dans le sillon posant ses énormes sabots, de la taille d’une assiette, dans l’alignement exact. Quand ils arrivaient au bout, ils faisaient demi-tour avec une coordination parfaite, gros comme des autocars, délicats comme des danseurs, et rectifiaient leur position jusqu’au moment où ils étaient bien dans l’axe. Jamais un tracteur n’aurait pu faire demi-tour avec cette précision. Ian ne se lassait pas de les observer.

Son premier sillon avait ressemblé au chemin d’un ivrogne le samedi soir. Arthur avait attelé Robert et Edward parce que c’étaient les chevaux les plus expérimentés, et Ian avait cru s’en sortir honorablement jusqu’au moment où ils étaient arrivés au bout du champ et avaient pivoté. Les chevaux avaient failli reculer d’effroi – ils avaient en tout cas fait un pas en arrière. Robert s’était retourné vers Ian, comme pour lui dire : « Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? » Ian avait mis plusieurs mois à attraper le coup. Mais, à présent, il était fier de ses sillons. Ils n’étaient en rien comparables à ceux d’Arthur, mais ils ne lui faisaient plus honte. »

Mary Lawson (née en 1946), L’autre côté du pont – traduction de Michèle Valencia

https://i1.wp.com/a31.idata.over-blog.com/0/49/00/80/trait.jpg

Shires, gouache noire sur papier de couleur

Mailbox and morning glories

Il s’agit d’un joli modèle de Jeannette Crews Designs, qui appartient au livret Picket fences :

J’en suis ici :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/mailbox_2711.jpg

Il y a quelques années j’avais brodé ce modèle, de la même série :

J’ai abandonné le Sérendipité, dont les couleurs me sortaient littéralement par le chas de l’aiguille (je les avais choisies, pourtant)… Comme j’ai l’intention d’offrir le Mailbox à Noël, il me reste à m’y mettre sérieusement…

Sur le chemin de l’école…

Le givre a déposé un fin vernis sur toute chose :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_13.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_11.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_14.jpg

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_7.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_10.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_4.jpg

Les arbres sont nus :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_8.jpg

Un imposant noyer :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_3.jpg

Le même, il y a encore un mois :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/automne_11.jpg

Et aujourd’hui :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_2.jpg

Têtes penchées :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_9.jpg

Certains refusent de laisser l’hiver s’approcher :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_16.jpg

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_15.jpg

D’autres se croient déjà au printemps :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_6.jpg

Un détour par la nursery :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_12.jpg

Vestiges du temps passé (Café du four à chaux) :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_5.jpg

Fatiguée d’avoir veillé, la lune se repose sur une branche :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/promenade_1.jpg

Épaule

J’avance doucement sur mon Cheval à la herse :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cheval_herse_2411.jpg

La grille :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/herse_0411.jpg

J’aime particulièrement toucher les épaules et le poitrail d’un cheval, parce que c’est tout à la fois doux et puissant, chaud et solide… un endroit rassurant où puiser de la force…

Le portrait animalier

Il m’arrive fréquemment de créer des portraits animaliers d’après photo, portraits qui souvent ne sont pas commercialisés. Voici le cliché de départ qui a été détouré :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cheval_photo.jpg

La grille de ce magnifique cheval :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cheval_domino.jpg

La broderie réalisée par Dominique M., destinée à être offerte :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/portrait_cheval.jpg

Domino, je te remercie pour la confiance que tu m’as accordée, et aussi pour m’avoir permis de montrer cet aspect de mon travail.

Hibiscus

Toujours dans les préparatifs de Noël, j’ai ressorti une broderie commencée il y a quelques années, « Couleurs lagon », un modèle créé par Martine Rigeade (dont j’apprécie beaucoup le travail) et commercialisé par Marie Cœur :

https://i1.wp.com/www.universbroderie.com/Files/14575/4377.jpg

Je ne suis guère avancée :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/outre_mer_1.jpg

Gros plan sur l’hibiscus, de toute beauté :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/outre_mer_2.jpg

Je réalise la broderie sur une aïda blanche 5.5 – la toile d’origine du kit était de l’aïda 7, mais comme j’ai racheté la grille originale en brocante, j’ai choisi d’agrandir le motif et de le broder avec deux brins de fil.

Regrets

Lettre CXXXVI

La présidente Tourvel au Vicomte de Valmont

Sans doute, Monsieur, après ce qui s’est passé hier, vous ne vous attendez plus à être reçu chez moi, & sans doute aussi vous le désirez peu ! Ce billet a donc moins pour objet de vous prier de n’y plus venir, que de vous redemander des lettres qui n’auraient jamais dû exister ; & qui, si elles ont pu vous intéresser un moment, comme des preuves de l’aveuglement que vous aviez cherché à faire naître, ne peuvent que vous être indifférentes à présent qu’il est dissipé & qu’elles n’expriment plus qu’un sentiment que vous avez détruit.

Je reconnais & j’avoue que j’ai eu tort de prendre en vous une confiance, dont tant d’autres avant moi avaient été les victimes ; en cela je n’accuse que moi seule : mais je croyais au moins n’avoir pas mérité d’être livrée, par vous, au mépris & à l’insulte. Je croyais qu’en vous sacrifiant tout, & perdant pour vous seul mes droits à l’estime des autres & à la mienne, je pouvais m’attendre cependant à ne pas être jugée par vous plus sévèrement que par le public, dont l’opinion sépare encore, par un immense intervalle, la femme faible de la femme dépravée. Ces torts, qui seraient ceux de tout le monde, sont les seuls dont je vous parle. Je me tais sur ceux de l’amour ; votre cœur n’entendrait pas le mien. Adieu, Monsieur.

Paris ce 15 novembre 17…

Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos (1741 – 1803), Les Liaisons dangereuses

https://i1.wp.com/americanart.si.edu/education/images/1980.71_1b.jpg

John Singer Sargent (1856 – 1925), Elizabeth Winthrop Chanler (Mrs. John Jay Chapman)