Sur la terre et dans les cieux

Rivages

Aujourd’hui je souhaiterais partager avec vous un site de photos prises par un couple lors de leur périple dans le sud-est du Massachusetts, principalement sur la presqu’île de Cape Cod, et dans les îles de Nantucket et de Martha’s Vineyard. L’adresse de ce site est la suivante : http://www.capecodphotoalbum.com/

Voici quelques clichés, pris lors de différentes saisons – je vous souhaite de vous évader autant qu’ils m’ont permis de le faire :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_3.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_6.jpg

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_4.jpg

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_1.jpg

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_7.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_5.jpg

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_8.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/cape_2.jpg

Vous avez du talent

Une merveille…

de délicatesse que cette enveloppe brodée par la talentueuse Marie Paule A., dont je vous laisse parcourir le blog :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/mpa_3.jpg

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/mpa_4.jpg

Les petits sujets ont été tirés de la fiche « Les oiseaux de mon jardin » :

Les voici en détail :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/mpa_1.jpg

J’ai un faible pour le rollier d’Europe (en bas), dont les plumes turquoise ont l’air de scintiller…

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/mpa_2.jpg

Je suis impressionnée par la finesse de la broderie de Marie Paule, que je remercie d’avoir bien voulu partager son travail avec nous…

Mon métier

Une demande très originale

Vous l’aurez peut-être remarqué, il y a peu de nouveaux modèles sur le site; je travaille depuis quelques semaines essentiellement sur des travaux d’après photo, que le plus souvent je ne montre pas ici. Rosy L. m’a cependant autorisée à vous faire part de la transcription réalisée à sa demande d’un sujet très particulier :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/toison_d_or.jpg

Il s’agit de la Toison d’Or de la parure de couleur du roi Louis XV, qui contient le diamant bleu de la Couronne, à l’origine du diamant Hope dont vous apprendrez tout ici.

Rosy avait émis le souhait de broder le motif éventuellement en 1 fil sur 1 fil, aussi devais-je éviter les quarts de point de croix (ça tombe bien, je les exècre) et tracer des points arrières qui coïncident exactement avec les contours des points de croix. J’ai fait le choix de n’utiliser que deux fils métallisés, un doré et un argenté, et de faire confiance au reste de la gamme DMC pour rendre la richesse des coloris et la brillance de la parure. Voici le résultat :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/toison_grille.jpg

Bien entendu la copie d’écran ne permet pas de rendre l’éclat des fils métallisés, mais cela donne déjà une idée. Pour l’anecdote, voici le résultat que j’aurais obtenu si j’avais demandé une conversion au logiciel :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/toison_logiciel.jpg

De plus en plus de sites et de prestataires vous proposent de convertir vos photos en diagrammes de point de croix – il m’est même arrivé de reprendre entièrement un portrait de bébé généré par logiciel sur un site en ligne parce que la personne avait été déçue du résultat. N’hésitez jamais à me demander un devis, c’est absolument sans engagement.

Je remercie sincèrement Rosy, à la fois pour la confiance qu’elle m’a accordée et pour son autorisation quant au fait de vous montrer ce travail.

Cultures

Supersonique

« J’avais la tête ailleurs et, quand il m’est apparu que l’air me giflait si fort que je ne pouvais plus respirer, j’allais aussi vite que les voitures. Comme un con, je n’avais pas vérifié les pneus, qui étaient encore presque sur les jantes et produisaient un miaulement aigu contre le bas-côté. Je sollicitai mes freins, mais les pneus se mirent à fumer. Je retins mon souffle. J’avais mal à la poitrine et mon cœur d’obèse bondissait comme un haricot sauteur.

Cette pente semblait interminable. Je dévalais librement, prenant graduellement de la vitesse, alors même que je freinais de toutes mes forces. La fumée n’était plus blanche mais noire. Ça sentait le roussi.

C’est à des moments pareils, des moments cruciaux, que j’ai toujours failli. Il est des moments dans la vie où l’on doit prendre une décision au lieu de se laisser porter par les événements. Forcer le destin. Jamais je n’avais fait cela. La vie m’avait ballotté et allait maintenant me propulser vers la mort. Moi, mon gros derrière et mon complet bleu. Et c’est ainsi que j’ai quitté la 95 pour engager mon grésillant vélo sur la voie d’accès à Hope Valley à cent kilomètres-heure environ.

Mes pauvres tifs se hérissèrent quand ma monture animée d’un mouvement centrifuge se mêla à la circulation. Je me dirigeai vers la bande jaune qui fondit sur moi comme la teinture fuse sur la soie. Il y avait eu jadis une station-service et un motel sur cette route qui menait au camp d’éclaireurs, mais à cette vitesse il m’était tout bonnement impossible de distinguer panneaux ou points de repère. Je passai en trombe et notai, en traversant Hope Valley, que non seulement je ne ralentissais pas, mais que j’approchais d’une autre côte. Ainsi va ma chance. Ma versatile, incontrôlable chance. Mais enfin, cette fois je déciderais, comme j’avais décidé de quitter la route pour entrer dans Hope Valley à une vitesse miraculeuse. Que pouvait-il bien arriver à un crétin juché sur un vélo pétant le feu ? Pour la première fois depuis longtemps, la vie ne venait pas tout bêtement à moi, je venais à la vie. C’est à cela que j’ai pensé lorsque j’ai bifurqué sur un petit chemin de terre et, tandis que les alignements touffus de chênes, d’érables et de sapins défilaient à toute allure, j’ai songé que c’était drôle d’avoir ces idées-là sur la vie. De ruminer à la vitesse de la lumière. »

Ron Mc Larty (né en 1947), J’ai rêvé de courir longtemps – traduction de Valérie Malfoy

ThinkingMan Rodin.jpg

Auguste Rodin (1840 – 1917), Le Penseur

Broderies

Un projet ambitieux

Il y a une quinzaine d’années, j’avais acheté ce livre de Hugh Ehrman, dédié à des motifs décoratifs pour la tapisserie :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/chouette_5.jpg

Un motif me plaît particulièrement, une chouette entourée de feuillages, reprise d’une création d’Henry Dearle, contemporain de William Morris :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/chouette_2.jpg

De plus près :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/chouette_3.jpg

La grille est présentée dans le livre :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/chouette_4.jpg

Les coloris sont donnés pour de la laine Colbert DMC – j’avais commencé une version tapisserie avec de la laine, mais à l’époque il m’avait été impossible de trouver du canevas en largeur suffisante. J’ai converti les coloris non en fonction des tables officielles de DMC, mais en me fiant uniquement aux couleurs de la photo :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/chouette_1.jpg

J’ai commencé à broder ce beau monstre au demi-point, avec deux brins de fil, sur une étamine écrue à 10 fils au centimètre. Je m’attends à ce qu’il me faille des années, mais c’est un projet qui me trotte dans la tête depuis quinze ans – je ne suis pas pressée…

De vous à moi...

Commémoration

En ce jour de mémoire, je souhaiterais vous parler de la Pleureuse du momument aux morts de ma commune, Aoste (en Isère). La voici :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/pleureuse_intacte.gif

Photo empruntée au site http://www.mairie-aoste.fr

Ce marbre représente une femme éplorée en costume antique, tenant à la main une couronne de fleurs. C’est un des rares monuments aux morts pacifistes de la région Rhône-Alpes, le plus célèbre étant la Pleureuse de Termignon la Vanoise :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/pleureuse_termignon.jpg

La statue présente à Aoste est une des représentations les plus pathétiques et les plus dignes du deuil qu’il m’ait été donné de voir, parce que cette pleureuse ne pleure pas, justement. Malheureusement cette grande et belle femme a disparu : « Durant la nuit [du 2 août 2009], des vandales ont tenté de dérober la Pleureuse, un lourd marbre qui orne le monument aux morts. Lors de ce forfait, très certainement commis à l’aide d’une voiture, la statue s’est brisée en chutant de son piédestal. Détaché du corps, le buste a été retrouvé sur les marches de la mairie, à plus de 200 mètres du monument. Une plaque en mémoire des combattants morts en Algérie a également été dérobée. La commune a déposé plainte. » (Le Dauphiné libéré)

L’émotion avait été très vive au sein du village – chez les enfants aussi, qui vont régulièrement déposer des gerbes au pied du monument aux morts, avec le maire et la directrice de l’école.

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/pleureuse_vandalisee.gif

Photo empruntée au site http://queutchny1418.canalblog.com

J’ai toujours trouvé cette statue étrangement réconfortante, et je suis allée la photographier durant l’été 2008 :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/pleureuse_nb.jpg

J’en ai même fait une broderie :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/pleureuse_brodee.jpg

Je suis heureuse d’avoir eu le temps de rendre hommage à cette Pleureuse, pour tout ce qu’elle représente.