Papilles

Tarte aux pommes

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– faire préchauffer le four à 200 °C

– foncer une pâte feuilletée dans un moule à tarte

– peler quatre ou cinq pommes, les découper en quatre morceaux, les déposer sur la pâte et pratiquer quelques incisions parallèles sur le sommet du quartier. Les pommes idéales pour cette tarte sont les reines des reinettes mais en hiver les grises du Canada font très bien l’affaire.

– saupoudrer un sachet de sucre vanillé sur la tarte

– enfourner tel quel environ 1/4 d’heure, jusqu’à ce que la pâte soit sèche et les pommes légèrement dorées

– dans un saladier, battre ensemble environ 25 cl de crème fraîche épaisse, 3 œufs entiers et environ 100 g de sucre (le mieux est de sucrer selon votre goût, un peu plus ou un peu moins, sachant que les pommes ont déjà reçu un sachet de sucre vanillé). Allonger avec un peu de lait si nécessaire.

– verser la préparation sur la tarte

– enfourner environ 40-45 mn, jusqu’à obtenir une belle couleur dorée.

Bon appétit !

Cultures

Éternité

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière,
Baise-les longuement, car ils t’auront donné
Tout ce qui peut tenir d’amour passionné
Dans le dernier regard de leur ferveur dernière.

Sous l’immobile éclat du funèbre flambeau,
Penche vers leur adieu ton triste et beau visage
Pour que s’imprime et dure en eux la seule image
Qu’ils garderont dans le tombeau.

Et que je sente, avant que le cercueil se cloue,
Sur le lit pur et blanc se rejoindre nos mains
Et que près de mon front sur les pâles coussins
Une suprême fois se repose ta joue.

Et qu’après je m’en aille au loin avec mon cœur,
Qui te conservera une flamme si forte
Que même à travers la terre compacte et morte
Les autres morts en sentiront l’ardeur !

Émile Verhaeren (1855 – 1916), Les heures du soir

Chopin's Tomb

Joshua Marker, Tombe de Frédéric Chopin

Broderies

Foulées

Elles devront être plutôt amples si je veux venir à bout du cheval palomino destiné à ma fille pour Noël :

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Je n’ai pas abandonné mes activités de création, mais avec les demandes de travaux d’après photo, je ne trouve guère de temps pour des choses plus personnelles – je m’y remettrai sérieusement en 2011…

Vous avez du talent

Joliesse

J’ai eu le plaisir de recevoir une merveille de la part de Martine L., auteur d’un calendrier révolutionnaire brodé dont je vous avais parlé il y a quelques mois. Martine a eu la gentillesse de m’offrir ce petit coussin :

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Les motifs sont inspirés de L’abécédaire fleuri de Renato Parolin; ils sont brodés sur une toile aïda 8 avec un brin du fil Feu de Bridget de Pomme de pin. Martine a choisi une violette parce qu’elle réside près de Toulouse – je l’ai rencontrée au salon de Pexiora, dans l’Aude.

Un grand merci à vous, cette attention m’a beaucoup touchée F_05BL_1

Broderies

Galop !

J’avance assez rapidement sur le cheval destiné à ma fille :

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Il s’agit d’un modèle de Mary Ellen Yanich, dont j’avais déjà brodé ce bébé phoque, pour mon fils :

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J’aime beaucoup ce que fait cette créatrice américaine, je trouve ses dessins « propres » et très réalistes…

De vous à moi...

C’était l’heure tranquille…

où les lions vont boire…

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Cela faisait longtemps que je ne vous en avais pas parlé, voici donc des nouvelles du cher Max, chat du voisinage qui habite un peu chez nous, qui adore entrer dans la maison quand je viens de faire les sols et qu’il vient de gratter dans mes plates-bandes. Max ne néglige jamais de mener la chienne des voisins jusqu’à l’hystérie, on ondulant sous son nez derrière le grillage – il s’éloigne alors calmement en crabe, la queue en forme de point d’interrogation, tandis qu’elle écume Rolling Eyes

Cultures

Masques

« Un jour qu’il fait ses courses au supermarché, il se trouve dans la queue à la caisse derrière Elaine Winter, chef du département dont il faisait naguère partie. Elle a un chariot plein d’achats, alors que lui n’a qu’un panier. Elle répond à son salut d’un air crispé.

« Et comment ça marche au département sans moi ? » demande-t-il d’un ton aussi enjoué que possible.

Ça marche très bien – ce serait la réponse la plus franche : On se débrouille très bien sans vous. Mais elle est trop bien élevée pour dire ça. Elle fait une réponse évasive : « Oh, tant bien que mal, comme d’habitude.

– Vous avez embauché des nouveaux ?

– On a pris un nouveau, sous contrat. Un garçon jeune. »

J’ai fait sa connaissance, pourrait-il dire. Et il pourrait ajouter : Un vrai petit con. Mais lui aussi est bien élevé. Et, au lieu de ça, il demande :

« Quelle est sa spécialité ?

– Les langues appliquées. L’enseignement de la langue. »

Ainsi s’en vont les poètes, les maîtres morts aujourd’hui. Qui n’ont guère été de bons guides pour lui, il faut le dire. Aliter, c’est lui qui n’a pas su les entendre.

La femme devant eux prend son temps pour payer. Cela laisse à Elaine le loisir de poser la question suivante, qui devrait être : Et vous, David, comment ça va ? Et lui pourrait répondre : Très bien, Elaine, très bien, merci.

Mais au lieu de cela, elle dit en faisant un geste vers son panier :

« Vous ne voulez pas passer avant moi ? Vous avez si peu de chose.

Pour rien au monde, Elaine », réplique-t-il, et il prend quelque plaisir à observer les emplettes qu’elle fait passer du chariot sur le comptoir; pas seulement les articles ordinaires, pain, crémerie, mais les petites gâteries que s’offre une femme seule : glace à la crème (aux amandes, aux raisins), petits gâteaux importés d’Italie, plaques de chocolat – ainsi qu’un paquet de serviettes hygiéniques.

Elle paie avec sa carte de crédit. Une fois qu’elle est passée de l’autre côté de la caisse, elle lui fait un geste d’adieu. Son soulagement est tangible. « Au revoir ! crie-t-il par-dessus la tête de la caissière. Faites mes amitiés à tout le monde ! »

Elle ne se retourne pas. »

J. M. Coetzee (né en 1940), Disgrâce – traduction de Catherine Lauga du Plessis

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Gustave Doré (1832 – 1883), « La chute de Lucifer », illustration pour le Paradis perdu de John Milton