Sur la terre et dans les cieux

Au lac de Romagnieu

Promenade à la veille du printemps au lac de Romagnieu, à quelques dizaines de mètres du Guiers, qui marque la frontière entre l’Isère et la Savoie (ce sont les collines au fond de la photo) :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_1.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_2.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_5.JPG

À ras les pâquerettes :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_3.JPG

Partout, des signes de renouveau :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_4.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_6.JPG

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_14.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_7.JPG

Eaux cristallines :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_9.JPG

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_12.JPG

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_10.JPG

Cancans :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_11.JPG

« Vues des anges, les cimes des arbres peut-être
Sont des racines, buvant les cieux;
Et dans le sol, les profondes racines d’un hêtre
Leur semblent des faîtes silencieux. »

Rainer Maria Rilke (1875 – 1926), Vergers, XXXVIII

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/romagnieu_13.JPG

Cultures

Fugit irreparabile tempus

À une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

Charles Baudelaire (1821 – 1867), Les Fleurs du Mal

Delaunay, Georges

Jules-Élie Delaunay (1828 – 1891), Portrait de madame Georges Bizet

De vous à moi...

Antanaclase

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/poignee_de_main_2.jpg

« Oui, je suis un traître. Oui, j’ai été d’intelligence avec l’ennemi. J’ai apporté l’intelligence française à l’ennemi. Ce n’est pas ma faute si cet ennemi n’a pas été intelligent. »

Pierre Drieu la Rochelle (1893 – 1945) – Exorde – rédigé peu avant sa première tentative de suicide en août 1944.

J’ai ordinairement une indifférence prodigieuse pour la chose politique et c’est sans doute la première et la dernière fois que j’évoque ici un fait d’actualité, mais je suis toujours intriguée de constater combien les résonances du passé peuvent nous parler…

Non classé

Gouache

J’ai terminé Noisette (qui même partie au paradis des poneys restera pour toujours avec ses copains sur ce tableau brodé), voilà la belle Gouache qui pointe une oreille :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/winter_1503.JPG

La vraie Gouache, sur laquelle ma fille a passé son Galop 2 :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/gouache.jpg

Ressemblant, non ?

Winter Meeting

Cultures

Poisson

Nazneen émergea de son rêve et contempla le visage de son mari pressé contre l’oreiller. Comme leurs jambes s’enchevêtraient, elle se réappropria les siennes. Puis elle se rendit dans le salon, où elle se mit à coudre. Peu après, la machine cessa de s’activer et Nazneen aussi.

Une pile de hauts pailletés sans manches se dressait à côté d’elle. Elle en avait équipé trois de fermetures Éclair. Elle ne prit un au hasard et le maintint devant elle. Les petites pastilles de plastique accrochèrent la lumière, oscillant entre le rose et le blanc. Elle l’emporta dans la salle de bains, verrouilla la porte, déboutonna sa chemise de nuit, fit glisser ses manches le long de ses bras et les noua autour de sa taille. La fermeture Éclair se trouvait dans le dos, et ce ne fut pas facile de la remonter, mais Nazneen y parvint. Elle se regarda dans le miroir, puis détourna rapidement les yeux. Dans l’armoire à pharmacie, elle dénicha un élastique dont elle se servit pour rassembler ses cheveux au sommet de sa tête. […] Lorsqu’elle reporta son attention sur le miroir, ce ne fut cependant pas son image qu’elle vit, mais juste le scintillement des paillettes. Elle ferma les yeux. La glace sentait le citron vert, elle-même évoluait comme en apesanteur, et il y avait quelqu’un près d’elle, qui lui tenait la main; ils tournoyaient ensemble, les bras autour de la taille; à travers ses paupières mi-closes, elle le regardait. Voyait la fine chaîne en or autour de son cou. Elle rouvrit les yeux, enleva le haut, et quand elle le déploya de nouveau, elle fut frappée par son aspect bon marché. Elle le retourna. Les paillettes ressemblaient à des écailles de poisson.

Monica Ali (née en 1967), Sept mers et treize rivières – traduction d’Isabelle Maillet

Brian Drake, Ice skater’s feet as she leaps in the air

Sur la terre et dans les cieux

Au col de la Crusille

Promenade en Savoie, département distant de quelques kilomètres ; nous longeons un petit cours d’eau :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_4.JPG

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_3.JPG

À quelques centaines de mètres du col de la Crusille, un vaste panorama – le petit village de Sainte Marie d’Alvey :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_2.JPG

Le Nord-Isère depuis les hauteurs :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_1.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_5.JPG

Au sommet :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_6.JPG

Une arche végétale :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_7.JPG

Une multitude d’arbres :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_12.JPG

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_11.JPG

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_15.JPG

On se sent petit :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_13.JPG

Si petit…

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_14.JPG

Fleurs du printemps :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_8.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_21.JPG

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_18.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_16.JPG

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_17.JPG

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_20.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_9.JPG

Le pourpre mêlé à l’émeraude :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_22.JPG

Vers les ruines du château de Montbel :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_19.JPG

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/crusille_23.JPG