Promenade d’automne (I)

Samedi après-midi il faisait doux et beau sur le Nord-Isère, l’occasion d’aller se promener aux alentours du village; à quelques centaines de mètres de la maison, un curieux calvaire :

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Un peu plus bas, des dés :

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Je ne connais pas la symbolique des différents objets lorsqu’ils figurent sur une croix; si quelqu’un parmi vous en sait plus, je publierai volontiers ses indications…

L’été est encore un peu là :

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De part et d’autre de la chaussée, des vaches :

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Rikers Island Isolement pour monsieur, derrière les barbelés :

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Quelques maïs sont encore debout :

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Les arbres changent de couleur :

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Vulcain :

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Le feuillage jaunit :

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Perspectives et jeux de lumière :

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Un petit câlin ?

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Flamboyance :

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Demain je vous montre une collection de feuillages d’automne…

Un père inquiet

– Je n’aime pas les jeux auxquels joue Eddie, je n’aime pas les milieux qu’il fréquente. Je n’aime pas traîner dans les mauvais lieux. Ce qui m’intéresse, ce sont les choses qui comptent dans la vie. Ni de près ni de loin je ne m’approcherais d’une salle de billard. Oh, écoute, je ne vais pas continuer à expliquer ce que je suis et ce que je ne suis pas. Je ne vais pas recommencer à m’expliquer une fois de plus. Je ne vais pas faire l’inventaire de mes qualités devant les gens, ni brandir mon éternel sens du devoir. Je ne vais pas me farcir encore une fois ces foutues conneries ! » Là-dessus, comme s’il obéissait à une indication scénique, mon père est entré dans la maison par la porte de derrière, encore tout remonté, empestant la fumée de cigarette et furieux maintenant, non pas parce qu’il m’avait trouvé dans une salle de billard mais parce qu’il ne m’y avait pas trouvé. Il ne lui serait pas venu à l’esprit d’aller au centre-ville me chercher à la bibliothèque municipale – pour la bonne raison que, dans une bibliothèque, on ne peut pas recevoir un bon coup de queue de billard sur la tête parce qu’on est accro au billard, ni se faire agresser au couteau parce qu’on lit un chapitre de Déclin et chute de l’Empire romain de Gibbon que le professeur vous a donné à lire, comme je l’avais fait ce jour-là depuis six heures du soir.

« Ah, te voilà, a-t-il annoncé. – Oui. Étrange, non ? À la maison. C’est là que je dors. C’est là que j’habite. Je suis ton fils, tu te rappelles ? – Ah bon ? Je t’ai cherché partout. – Pourquoi ? Pourquoi ? Quelqu’un pourrait-il me dire pourquoi « partout » ? – Parce que s’il devait t’arriver quelque chose… si par hasard quelque chose devait t’arriver… – Mais il ne m’arrivera rien, papa, je ne suis pas cette terreur planétaire qui joue au billard, Eddie Pearlgreen ! Rien ne va m’arriver. – Je le sais bien, que tu n’es pas lui, pour l’amour du ciel. Je sais mieux que personne que j’ai beaucoup de chance avec mon fils. – Alors, papa, à quoi est-ce que ça rime, tout ça ? – C’est que la vie est comme ça, le plus petit faux pas peut avoir des conséquences tragiques. – Putain, tu me fais penser aux oracles des petits gâteaux chinois. – Vraiment ? Vraiment ? Je ne te fais pas penser à un père inquiet, mais à un petit gâteau chinois ? C’est à ça que je ressemble quand je parle à mon fils de l’avenir qu’il a devant lui, un avenir qui est à la merci du moindre pépin, du moindre incident ? – Oh, merde à la fin ! » ai-je crié, et je suis sorti de la maison en courant, me demandant où je pouvais trouver une voiture à voler pour aller à Scranton jouer au billard, et peut-être choper la vérole par-dessus le marché.

Philip Roth (né en 1933), Indignation – traduction de Marie-Claire Pasquier

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George Lucas (né en 1944), American graffiti

Marmottes du monde

J’ai terminé le grand tableau représentant les quatorze espèces de marmottes existantes, réparties sur une mappemonde :

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Vous pouvez avoir un aperçu plus détaillé en cliquant ici.

La broderie fait 578 x 159 points; le diagramme est disponible au prix de 12 euros dans la catégorie Montagne.

Une demande originale

Il y a quelques mois une grande amoureuse des marmottes m’a demandé si je pouvais créer un grand tableau rassemblant les quatorze espèces de marmottes vivant dans le monde – si vous ne saviez pas qu’il existe quatorze espèces, rassurez-vous, moi non plus. Maintenant vous le savez .

Voici le résultat partiel :

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(Le dernier animal a été spécialement créé pour Halloween – après le Cavalier sans tête voici la Marmotte sans corps  … Elle devrait récupérer son intégrité physique dans les heures qui arrivent…)

Je disposerai ces demoiselles sur une mappemonde limitée à l’hémisphère nord. J’espère avoir terminé dans la semaine…

Atalante

J’ai coupé les fleurs de mon buddleia il y a quelques jours, pensant que l’automne arrivait – ce plaisantin a cru bon de refaire une floraison absolument monstrueuse :

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Les papillons aussi se croient revenus au printemps, avec la visite de ce vulcain (Vanessa atalanta) :

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Comédie en trois baisers

Elle était fort déshabillée,
– Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres penchaient leur feuillée :
Malinement, tout près, tout près…

Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains :
Sur le plancher frissonnaient d’aise
Ses petits pieds si fins, si fins…

– Je regardai, couleur de cire
Un petit rayon buissonnier
Papillonner comme un sourire
Sur son beau sein, – mouche au rosier…

– Je baisai ses fines chevilles :…
– Elle eut un long rire très mal
Qui s’égrenait en claires trilles,
– Une risure de cristal…

Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent…  « Veux-tu finir ! »
– La première audace permise,
Le rire feignait de punir !…

– Pauvrets palpitant sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
– Elle jeta sa tête mièvre
En arrière… « Ô !… C’est encor mieux !… »

– « Monsieur, … j’ai deux mots à te dire… »
– Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, – qui la fit rire
D’un bon rire qui voulait bien…

– Elle était fort déshabillée
Ce soir… – les arbres indiscrets
Aux vitres penchaient leur feuillée,
Malinement, tout près, tout près.

Arthur Rimbaud (1854 – 1891) – Poésies

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Berthe Morisot (1841 – 1895), Jeune femme à sa toilette