Vous avez du talent

Lapin nain II

Une jolie broderie d’un joli lapinou, réalisée par Clémentine M. :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/lapin_nain_2.JPG

Le modèle est disponible dans la catégorie Rongeurs – je sais que le lapin n’est pas un rongeur mais c’était plus facile pour moi d’organiser les catégories comme ceci. 😉

Un grand merci à vous Clémentine d’avoir partagé votre travail… https://i1.wp.com/www.01gif-anime.com/img/animaux/lapin/lapins-64.gif

Cultures

Bilan

– Je t’ai abandonnée une fois. Ça ne veut pas dire que j’allais le refaire.

Elle a secoué la tête de façon imperceptible.

– Toi qui as tellement menti dans ta vie, tu n’as même pas appris à bien mentir. La plus grande partie de ce qu’on dit doit être vraie. Sinon le mensonge devient incontrôlable. Tu sais aussi bien que moi que tu aurais pu m’abandonner une deuxième fois. Est-ce que tu en as abandonné d’autres ?

J’ai réfléchi avant de répondre. Je voulais que ma réponse soit vraie.

– Oui, ai-je dit. Une personne.

– Comment s’appelle-t-elle ?

– Pas une femme. Moi.

Elle a secoué la tête – le même mouvement imperceptible.

– Ce n’est plus la peine de ruminer tout ça. Nos vies ont tourné comme ça et pas autrement. Je serai bientôt morte. Toi, tu vivras un moment encore, puis tu mourras aussi. Alors la trace sera effacée pour de bon. De cette petite lumière qui aura clignoté, vite, entre deux grandes obscurités.

Elle a tendu la main et saisi mon poignet. Je pouvais sentir son pouls rapide sur ma peau.

– Je veux te dire ce que tu as peut-être déjà deviné. Je n’ai jamais aimé un homme comme je t’ai aimé. C’est pour ça, pour retrouver cet amour-là, que je suis venue te chercher. Et pour que tu retrouves la fille que je t’avais enlevée. Mais surtout, plus que tout le reste, je voulais mourir près de l’homme que j’avais aimé. C’est vrai aussi que je n’ai jamais haï un homme autant que je t’ai haï. Mais la haine fait mal, et la douleur, j’en ai déjà plus qu’il ne m’en faut. L’amour donne une fraîcheur, un calme, peut-être même une sécurité, qui rend la rencontre avec la mort moins effrayante. Ne dis rien après ce que je viens de te raconter. Crois-moi seulement. […]

Je me suis assis sur le banc sous le pommier, tout à côté de la tombe de la chienne. J’entendais un bruit sourd au loin : le moteur d’un gros bateau – peut-être la marine militaire reprenait-elle déjà ses manœuvres d’automne ?

Harriet avait dit qu’elle n’avait jamais aimé un homme comme elle m’avait aimé. Cela me bouleversait. Je ne m’y attendais pas. J’avais le sentiment de pouvoir voir enfin ce qu’avait impliqué, en vrai, ma trahison envers elle – pour elle comme pour moi.

J’avais trahi parce que j’avais peur d’être trahi à mon tour. Cette peur du lien, cette peur de sentiments trop intenses pour pouvoir être contrôlés, m’avait toujours poussé à réagir d’une seule façon : l’esquive, la fuite. Pourquoi ? Je n’aurais pas su répondre à cette question. Mais je savais que je n’étais pas le seul. Je vivais dans un monde où beaucoup d’hommes passaient leur vie à avoir peur de la même façon que moi.

Henning Mankell (né en 1948), Les chaussures italiennes – traduction d’Anna Gibson

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/hands_rossetti.JPG

Dante Gabriel Rossetti (1828 – 1882), Study of Dante holding the hand of Love

Broderies

Jacinthes

J’ai commencé un petit cadeau pour la Fête des mères, une série florale de Caroline Palmer, commandée sur The Making Spot :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/Magazine_-_Pots_de_fleurs.jpg

Les boutons qui servent de pots de fleurs n’étant disponibles qu’au Royaume-Uni, et payables par chèque, j’en ai acheté d’autres chez Debbie Cripps, en terre cuite ceux-là :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/pots.JPG

J’ai commencé les jacinthes, sur un lin cashel rose pâle :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/jacinthes.JPG