Fin de semaine

Il est temps de se reposer un peu…

 

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Au bord du Guiers (II)

Encore quelques centaines de mètres et le Guiers vient se jeter dans…

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le Rhône :

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Ce pont qui enjambe le Rhône marque la frontière naturelle entre le département de l’Isère (à gauche) et l’Ain (à droite) :

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Au-dessus de nous, un dôme de feuilles en forme de colombe :

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À nos pieds, un porte-bonheur :

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Une supernova – et accessoirement une grenouille soigneusement dissimulée dans l’eau, dont j’ai longtemps attendu la réapparition, mais sa patience fut supérieure à la mienne https://i1.wp.com/www.01gif-anime.com/img/animaux/grenouille/grenouille-93.gif :

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Partout, des fleurs à profusion :

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Merci de m’avoir accompagnée…

Au bord du Guiers (I)

Promenade dominicale au bord du Guiers :

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Les fortes pluies du printemps ont arraché de gros arbres qui sont venus se coincer en travers des piles du pont :

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Nous sommes en Savoie; sur l’autre rive, c’est l’Isère. Des haies de bambous bordent le chemin :

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Certains remontent courageusement le courant :

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Plus loin, les truites paressent juste sous la surface de l’eau :

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Jeux de lumière autour d’une petite cascade :

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Des fleurettes bordent le chemin, comme ces promesses de mûres :

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Je vous donne rendez-vous demain pour d’autres photos…

Nos retrouvailles

Dans la rue, nous nous sommes serré la main. Au moment où j’allais prendre congé, j’ai soudain déclaré que j’étais là pour retrouver Claire Featherstone.

– À la sortie de la ville, par là. Une grande, grande maison en briques. On ne peut pas la rater.

Non, on ne pouvait pas. Surtout moi. Sa silhouette était gravée dans ma mémoire. Cranshaw ressuscité. Un bloc de briques massif, précédé d’une rangée de colonnes peintes en blanc.

J’ai frappé à la porte. J’ai donné ma carte de visite à la même femme, seulement plus tassée et grisonnante, qui m’avait annoncé chez eux plusieurs années auparavant. Elle m’a fait entrer dans un petit salon où j’ai attendu un long moment, écoutant le balancier d’une grande horloge égrener le passage de la vie.

Claire est entrée d’un pas vif. Elle avait un peu changé. C’était une vraie femme, maintenant. À peine avait-elle franchi le seuil qu’elle a lancé :

– Qu’est-ce qui t’amène ici ?

J’avais voyagé des jours et des jours en quête de ce moment, égaré au point d’imaginer que ces retrouvailles nous verraient tomber dans les bras l’un de l’autre, nos dents se heurtant dans la hâte d’un baiser passionné, comme jadis…

J’ai secoué la tête, écarté les mains d’un air évasif. Toute mon attitude exprimait la perplexité et la déconfiture.

– Je… Je voulais te revoir.

– Tu aurais pu écrire, annoncer ta venue.

– Je suis parti sur un coup de tête, j’avoue.

– Depuis quand es-tu en route ?

– J’ai quitté Charleston au printemps.

Elle a calculé en silence les mois qui s’étaient écoulés, puis a répété, cette fois d’un ton moins sec :

– Tu aurais pu écrire.

– Je n’étais pas certain d’arriver au bout. J’ai pris des détours.

Nous nous sommes assis, du thé a été servi, nous avons conservé poliment. Souvenirs, etc. L’âge d’or de la jeunesse, le char ailé du temps, ce genre de choses. Le tout très élégant, très convenable. Pas de mention de fesses brûlées par le soleil ou d’accouplements nocturnes dans une rivière.

Puis une autre Noire, plus jeune et plus sombre que celle qui m’avait ouvert la porte, est arrivée en portant un bébé vociférant, enveloppé dans de minuscules couvertures blanches. On ne voyait de lui qu’un petit visage de hibou, rond, plat, livide et féroce comme celui de tous les nourrissons. S’ils en avaient la force physique, ils vous tueraient sans la moindre hésitation afin de satisfaire leurs désirs les plus immédiats. Tout pareil que les chats, qui daignent accepter notre existence uniquement lorsqu’ils ont besoin de nous.

La domestique a remis l’enfançon à Claire, qui s’est détournée de moi et a modifié l’arrangement de ses vêtements sur sa poitrine. Qui pouvait avoir le courage – l’inconscience ? – de presser un être aussi furieusement prédateur contre son sein ? C’est parce qu’il avait appris une vérité fondamentale sur le caractère de ses créatures que Dieu a omis de donner des dents et des griffes aux petits d’homme.

Par-dessus son épaule, Claire m’a déclaré :

– Featherstone est sorti. Il part à cheval des heures entières tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il vente. Il ne sera pas de retour avant la nuit tombée. Il va être triste de t’avoir manqué.

– Tu lui diras que c’est tout aussi vrai pour moi. Je n’ai jamais été aussi bon tireur que je l’aurais souhaité.

Charles Frazier (né en 1950), Treize lunes – traduction de Bernard Cohen

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Jack Vettriano (né en 1951), Dancer in emerald

Andalousie

Dessiné il y a trois ans, un cheval espagnol, projet abandonné en même temps que les salons :

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Je l’avais adapté en grille de point de croix – j’avais même commencé à le broder :

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J’ai le plaisir de vous offrir la grille ici. Je vous souhaite un agréable moment de broderie…

Les bonnes résolutions

Comme disait saint Matthieu, « large est la porte, et spacieux le chemin qui mènent à la perdition » – je commence à être épouvantée par toutes les broderies que j’ai la faiblesse de commencer, et je vais moi aussi faire un effort de redressement productif, en finissant quelques en-cours… J’ai donc remisé les dix petites dernières dans mes boîtes à ouvrages, et je m’astreins désormais à terminer les rosiers grimpants de Vervaco :

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Une vue d’ensemble :

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