Nouveaux modèles

Rose de Provins II

Une fleur épanouie, aux pétales de velours :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/rose_provins_2_wordpress.JPG

La broderie fait 93 x 118 points et comporte 23 couleurs DMC. Le modèle est disponible dans la catégorie Fleurs (en page 9).

Broderies

Bleu et rose

Non, je n’attends pas des jumeaux… https://i1.wp.com/forum.macbidouille.com/style_emoticons/default/rolleyes.gif C’est juste que j’ai brodé un peu de bleu pour la mer et un peu de rose pour le compagnon rouge (ou silène dioïque) de ma carte de Grande-Bretagne :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/britain_1806.JPG

J’ai d’ailleurs changé les couleurs d’origine, qui donnaient la fleur de compagnon rouge vif, alors qu’elle ne l’est pas vraiment :

https://i0.wp.com/www.fleurscaussescevennes.fr/_wp_generated/wp364c780a.jpg

(source : http://www.fleurscaussescevennes.fr )

Cultures

Quatre saisons

Et puis, parce qu’une histoire en appelle toujours une autre, Bear s’est mis à parler de sa première femme, Wild Hemp (Chanvre sauvage). Elle était morte seulement une année après leur mariage, quand ils n’avaient tous deux que dix-sept ans, et sa perte restait une souffrance aiguë même si elle remontait à la sombre période de l’après-Révolution, quand la milice de John Sevier, ayant franchi les montagnes après avoir abandonné l’éphémère État de Franklin, avait brûlé les villages et les champs de maïs, obligeant les habitants à quitter les vallées et à se réfugier sur les contreforts ombreux. C’était l’un des hommes de Sevier qui avait abattu Wild Hemp alors qu’elle s’enfuyait. Bear n’avait jamais entièrement retrouvé la paix dans son cœur; trois décennies plus tard, une étincelle de guerre s’y allumait toujours.

– Le deuil vous hante, a-t-il dit.

La première année après sa mort, il avait été tourmenté par son fantôme. Comme les esprits des êtres aimés le font souvent, celui-ci se manifestait sous la forme d’un désespoir violent qui ressemblait moins à une mélancolie poétique qu’aux contrecoups d’une bastonnade sans merci dont il semblait impossible d’échapper vivant.

Les morts récents sont connus pour leur manque total de commisération envers les vivants. Wild Hemp, qui désirait ardemment que Bear la rejoigne, avait tout entrepris pour hâter son départ. À un certain stade, il s’était senti prêt à franchir le pas, à renoncer et à la suivre au Pays de la Nuit. Mais il s’était accroché, faisant tout ce qui était en son pouvoir pour résister à son attraction. Il avait payé largement nombre de guérisseurs et de chamans, dont le meilleur de tous, une vieille appelée Granny Squirrel (Grand-Mère Écureuil) qui vivait à une journée de route à l’ouest. Néanmoins, le remède le plus efficace avait été de descendre à la rivière et de s’y plonger chaque matin au lever du soleil, et ce pendant toute une année. Il y allait, même quand de gros flocons de neige tombaient autour de lui et se faisaient happer par l’eau noire sans que la moindre ride apparaisse sur la surface. Au printemps, quand l’aube soulevait des fumerolles de brume au-dessus d’elle, la rivière se couvrait d’une fine pellicule de pollen jaune parsemée de fleurs de tulipier d’un rose délicat et de chatons de chêne se tortillant comme des vers, à travers laquelle le dos des truites arrêtées en suspension contre le courant pour guetter leur repas émergeait rond et vert comme les pierres moussues de la rive. Et à la fin de l’été, le ciel du petit matin s’assombrissait d’un orage soudain, des rafales d’un vent hurlant faisaient tomber les rideaux de pluie à l’oblique, les érables présentaient à la bourrasque l’intérieur plus pâle de leurs feuilles, la foudre illuminait la forêt de brefs éclairs d’une lumière si vive que Bear avait l’impression de voir le tronc des arbres en transparence, toutes les veines et les fibres surgies de la terre pour monter vers le soleil. Et il était revenu chaque jour d’automne, à la saison où les bigarrures des feuilles mortes couvraient la rivière presque d’un bord à l’autre et où il regardait celles encore accrochées aux branches se faire peu à peu emporter tandis que les extrémités de ses mains et de ses pieds viraient au bleu dans l’eau glaciale. Et il y allait parfois le soir aussi, pour faire bonne mesure, lorsque la journée n’était plus qu’un mince filet jaune au-dessus de la montagne de Sunkota et que les étoiles s’allumaient l’une après l’autre dans la travée de ciel indigo que le cours d’eau ouvrait entre les frondaisons.

Toute cette année-là, alors que les lunes ascendantes et décroissantes étaient son seul moyen de suivre la marche du temps, il avait pleuré tour à tour la mort de chacune des quatre âmes de Wild Hemp. Et lorsque la dernière d’entre elles, celle qui avait habité ses os, s’était éteinte au bout de cette année, alors Wild Hemp avait renoncé à son désir de le voir le rejoindre. Ayant senti son emprise sur lui se relâcher, il avait pris le parti d’abandonner ses lamentations les plus déchirantes et de recommencer à vivre, pour l’instant, tout en sachant qu’une part de lui manquait désormais et qu’il ne la récupérerait jamais.

Charles Frazier (né en 1950), Treize lunes – traduction de Bernard Cohen

https://i0.wp.com/www.dia.org/user_area/comping/19.66-D1.jpg

James Earle Fraser (1876 – 1953), End of the Trail

Broderies

Bourrache

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/borage.JPG

Nouvelle avancée sur ma carte de Grande-Bretagne avec une fleur de bourrache. Le mot borage est apparue dans la langue anglo-normande au milieu du XIIIème siècle, issu de l’ancien français « borage » (XIIIème siècle), qui évoluera en « bourrache ». On attribue l’origine de « borage » au mot borrago (latin tardif). On fait venir traditionnellement ce borrago de l’arabe abu arak, littéralement « le père de la sueur », en référence aux propriétés sudatives de la plante. On retrouve d’ailleurs  ce sens dans un des noms de la bourrache, « herbe à la suée ».

https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a1/Borage-flower-hr.jpg/200px-Borage-flower-hr.jpg

J’ai hachuré ce que j’avais brodé (je me gausse) :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/britain_entier_1406.jpg

PS : Edwige, si tu veux compléter l’histoire du mot borage surtout tu ne te gênes pas 😉