Sur la terre et dans les cieux

Aliens attack – le retour du fils de la revanche

Bon, à la demande d’Amélie, je vous montre la chose qui est sortie en crabe de derrière l’ordinateur alors que je passais l’aspirateur :

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Ce flou artistique hamiltonien est dû au fait que le pot de confiture sous lequel j’ai coincé l’araignée était légèrement embué après lavage – ou alors l’arachnide transpirait comme un porc sous le coup de l’émotion, ce qui me semble assez peu vraisemblable… [Marie-Françoise si tu me lis, il s’agit du pot de ta délicieuse confiture de mirabelles, que je te rendrai – le pot, pour la confiture c’est trop tard; depuis je l’ai relavé, je te rassure]

D’un autre angle :

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Par-dessus (photo médiocre s’il en est) :

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Pour répondre plus précisément à Amélie :

« un grand bravo pour ne pas avoir tué la tégénaire d’un coup de savate! Si seulement tout le monde pouvait faire comme vous… »

La perspective de devoir décoller de ma semelle une tégénaire éclatée par un coup de savate m’a rapidement détournée de l’ébauche d’un début d’idée de le faire 🙂

« Une tégénaire la plus docile de nos araignées domestiques. »

Docile ? puis-je lui apprendre à faire le beau ? à sauter dans un cerceau en flammes ? à m’apporter mes pantoufles ? Rien de tout ça, je parie…

« Rien à craindre, malgré leur taille parfois impressionnante. »

Ce n’est rien de le dire !

« Pour votre spécimen sorti de derrière l’ordi, sans trop m’avancer il doit surement s’agir d’un mâle; en effet ils sont nombreux en ce moment en vadrouille à la recherche d’une femelle qui feront des cocons au courant de l’automne. (pour savoir s’il s’agit bien d’un ptit mec il suffit de regarder ses pédipalpes près de la tête, si elles se terminent par une petite boule (les bulbes reproducteurs) c’est un garçon! Chez les tégénaires c’est bien visible) »

En ce qui me concerne, ça pourrait aussi bien être un transsexuel, je ne lui ai pas demandé d’un air gourmand de me montrer ses pédipalpes, je l’ai éjectée avec un frisson dans le terrain commun qui longe la maison (en espérant qu’elle grimpe dans les cheveux des pestes qui s’amusent à cracher sur ma voiture)…

Merci beaucoup Amélie pour toutes ces précisions – peut-être qu’à force de mieux connaître ces animaux j’arriverai à surmonter ma répugnance 😉

Maintenant promis j’arrête de montrer des bêtes à pattes !

Papilles

Gâteau sablé breton

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– mélanger 250 g de farine et 150 g de sucre.

– incorporer 125 g de beurre demi-sel et une cuillerée à soupe d’huile; travailler le mélange avec les deux mains, la consistance doit être comme un sable léger.

– ajouter un œuf entier, deux jaunes d’œuf et éventuellement une cuillerée à soupe de rhum (je ne l’ai pas fait, le gâteau étant destiné aux enfants…). Pétrir longuement.

– disposer la pâte dans un moule de 22 cm bien graissé, tracer des croisillons à la surface et badigeonner avec le dernier jaune d’œuf. Je l’avais fait mais en enfournant je n’ai pas pris garde que le papier cuisson avait accroché une résistance du four, il a pris feu, je me suis retrouvée avec des flammes de 15 cm dans le four, j’ai donc dû éteindre les dégâts et déplacer le gâteau dans un autre moule – le dessus s’est retrouvé un peu chiffonné https://i0.wp.com/www.smiley-gratos.com/smileys/1778-xrougi3.gif

– cuire pendant 45 minutes à 180°.

Bon appétit !

Cultures

Chute

Il y avait des gens agglutinés près de l’entrée, des deux côtés, d’autres qui s’efforçaient de franchir les portes mais qui restaient apparemment intéressés par ce qui se passait à l’extérieur. Elle se fraya un chemin jusque sur le trottoir bondé. La circulation grossissait, des klaxons retentissaient. Elle se glissa le long d’une vitrine et leva les yeux vers la haute construction en fonte verte qui enjambe Pershing Avenue, ce segment de voie surélevée qui distribue la circulation de part et d’autre de la gare.

Un homme pendait là, au-dessus de la rue, la tête en bas. Il portait un costume classique, une jambe était repliée en l’air, les bras ballaient le long du corps. On apercevait à peine le harnais de sécurité qui sortait de son pantalon par la jambe tendue et qui était fixé à la rampe ornementée du viaduc.

Elle en avait entendu parler, de cet artiste de rue qu’on désignait comme l’Homme qui Tombe. Il était apparu plusieurs fois au cours de la semaine passée, à l’improviste, dans différents quartiers de la ville, suspendu à tel ou tel immeuble, toujours la tête en bas, en costume, cravate et chaussures de ville. Il les rappelait, bien sûr, ces moments terribles dans les tours en flammes, quand les gens tombaient ou se voyaient contraints de sauter. On l’avait vu suspendu à une balustrade dans un hall d’hôtel et la police l’avait expulsé d’une salle de concert et de deux ou trois immeubles d’habitation dotés de terrasses ou de toits accessibles.

La circulation s’était pratiquement immobilisée, maintenant. Il y avait des gens qui lui criaient des choses, indignés par ce spectacle qui mimait la désespérance humaine, le souffle ultime et fugace d’un corps et ce qu’il contenait. Qui contenait le regard du monde, pensa-t-elle. Il y avait là quelque chose d’atrocement clair, une chose que nous n’avions pas vue, la chute d’un corps unique qui entraîne un effroi collectif, un corps tombé parmi nous tous.

Don DeLillo (né en 1936), L’Homme qui tombe – traduction de Marianne Véron

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Crédit : ECP

 

De vous à moi...

Pourquoi tant de haine ?

Hier soir je travaillais gentiment, mon téléphone se met à vibrer, je le regarde distraitement, un texto émanant d’un numéro que je ne connais pas :

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NB : pour ceux qui s’imaginent que le métier de créatrice est enviable, ce téléphone vaut moins de 15 euros – ç’a eu payé mais ça ne paie plus  https://i0.wp.com/www.smileys-gratuits.fr/Smile/Rires/lol.gif

Zoomons :

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J’ai répondu par un poli « Euh je ne suis pas sophie » mais depuis, plus rien… Ayant du mal à comprendre la teneur du message, et à en apprécier les diverses implications, j’ai consulté le divin TLF, qui m’a dit cela :

« Prononc. : [kuj]. Étymol. et Hist. Ca 1178 coille « bourse des testicules, testicule » (Renart, éd. M. Roques, br. I, 2619); 1594 fig. « personne lâche » (Harangue du recteur Roz ds Satyre Menippee, éd. E. Tricotel, t. I, p. 93); 1847 couille molle (Dict. de l’arg. ou la Lang. des voleurs dévoilée, p. 129). Du lat. vulg. *colea soit forme fém. du class. coleus « testicule » (v. couillon) soit, à travers un neutre *coleum, devenu subst. féminin. Fréq. abs. littér. : 31. »

Je crois que je vieillis, je ne comprends plus l’argot des jeunes… https://i0.wp.com/www.bladi.net/forum/images/smilies/quoi.png