Papilles

Galette des rois

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– préchauffer le four à 220°.

– étaler une pâte feuilletée au fond d’un grand moule rond (les moules à pizza ronds font très bien l’affaire).

– casser trois œufs, séparer les blancs des jaunes, et mettre ces derniers dans un saladier.

– y ajouter 120 g de sucre en poudre et 100 g de beurre, après avoir ramolli ce dernier à la fourchette, en le travaillant comme une pommade. Bien remuer le tout.

– verser ensuite un petit verre à liqueur de rhum, 120 g de poudre d’amandes et une pincée de vanille en poudre. Travailler la préparation pour obtenir un mélange homogène.

– verser cette préparation sur le fond de pâte feuilletée, en répartissant bien sur toute la surface. Y poser une ou deux fèves.

– déposer une autre pâte feuilletée sur le fond de la tourte, rouleauter et souder les bords avec un peu d’eau.

– avec la pointe d’un couteau, tracer des motifs sur la pâte de dessus; badigeonner la galette avec un jaune d’œuf.

– enfourner environ 30 minutes, jusqu’à ce que la galette prenne une jolie couleur dorée.

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Non classé

Exil

La captive

Si je n’étais captive,
J’aimerais ce pays,
Et cette mer plaintive,
Et ces champs de maïs,
Et ces astres sans nombre,
Si le long du mur sombre
N’étincelait dans l’ombre
Le sabre des spahis.

Je ne suis point tartare
Pour qu’un eunuque noir
M’accorde ma guitare,
Me tienne mon miroir.
Bien loin de ces Sodomes,
Au pays dont nous sommes,
Avec les jeunes hommes
On peut parler le soir.

Pourtant j’aime une rive
Où jamais des hivers
Le souffle froid n’arrive
Par les vitraux ouverts,
L’été, la pluie est chaude,
L’insecte vert qui rôde
Luit, vivante émeraude,
Sous les brins d’herbe verts.

Smyrne est une princesse
Avec son beau chapel;
L’heureux printemps sans cesse
Répond à son appel,
Et, comme un riant groupe
De fleurs dans une coupe,
Dans ses mers se découpe
Plus d’un frais archipel.

J’aime ces tours vermeilles,
Ces drapeaux triomphants,
Ces maisons d’or, pareilles
A des jouets d’enfants ;
J’aime, pour mes pensées
Plus mollement bercées,
Ces tentes balancées
Au dos des éléphants.

Dans ce palais de fées,
Mon cœur, plein de concerts,
Croit, aux voix étouffées
Qui viennent des déserts,
Entendre les génies
Mêler les harmonies
Des chansons infinies
Qu’ils chantent dans les airs !

J’aime de ces contrées
Les doux parfums brûlants,
Sur les vitres dorées
Les feuillages tremblants,
L’eau que la source épanche
Sous le palmier qui penche,
Et la cigogne blanche
Sur les minarets blancs.

J’aime en un lit de mousses
Dire un air espagnol,
Quand mes compagnes douces,
Du pied rasant le sol,
Légion vagabonde
Où le sourire abonde,
Font tournoyer leur ronde
Sous un rond parasol.

Mais surtout, quand la brise
Me touche en voltigeant,
La nuit j’aime être assise,
Etre assise en songeant,
L’œil sur la mer profonde,
Tandis que, pâle et blonde,
La lune ouvre dans l’onde
Son éventail d’argent.

Victor Hugo (1802 – 1885), Les Orientales

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Jean-Batiste Corot (1796 – 1875), Odalisque

Broderies

Naseaux

Le poney blanc avance :

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Il est censé figurer la belle Gouache, monture des premières années d’équitation de ma fille :

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Assez ressemblant, non ?

PS : Edwige vous fait un petit coucou, elle n’arrive pas à poster de commentaire mais m’a demandé de faire un bisou aux copines…

Cultures

Vert paradis

L’enfance

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon cœur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?

Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

Gérard de Nerval (1808 – 1855), Poésies de jeunesse

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John Singer Sargent (1856 – 1925), Portrait of a child