Spleen

Les roses étaient toutes rouges
Et les lierres étaient tout noirs.

Chère, pour peu que tu ne bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.

Le ciel était trop bleu, trop tendre,
La mer trop verte et l’air trop doux.

Je crains toujours, – ce qu’est d’attendre !
Quelque fuite atroce de vous.

Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,

Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas !

Paul Verlaine (1844 – 1896), Romances sans paroles

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Blanche Odin (1865 – 1957), Bouquet de roses

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8 réflexions sur “Spleen

  1. J’aime Verlaine infiniment et ce bouquet de roses est si vivant !
    merci pour ces beaux dimanches. Ils m’ont beaucoup manqué.
    Les enfants pendant les vacances, c’était super mais les journées en dents de scie ont été entrecoupées de toux, fièvre etc… Je n’ai contaminé personne, heureusement ! J’ai profité d’eux et de mon … lit quand tout le monde est reparti !!
    Bon dimanche mitigé mais c’est le printemps !
    Grosses bises et bonjour à celles qui me liront

    • Il vient d’y avoir une belle averse de grêle ici, puis du blizzard et là le soleil est de retour – ne retombe pas malade avec ces giboulées Edwige 😉 Gros bisous.

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