Alcôve noire

Ces premiers froids que l’on réchauffe d’un sarment,
– Et des platanes d’or le long gémissement,
– Et l’alcôve au lit noir qui datait d’Henri IV,
Où ton corps, au hasard de l’ombre dévêtu,
S’illuminait parfois d’un rouge éclair de l’âtre,
Quand tu m’aiguillonnais de ton genou pointu,
Chevaucheuse d’amour si triste et si folâtre ;
– Et cet abyme où l’on tombait : t’en souviens-tu ?

Paul-Jean Toulet (1867 – 1920), Chansons

Auguste Rodin (1840 – 1917), L’Éternelle idole

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4 réflexions sur “Alcôve noire

  1. Chère Agnès ‘ merci pour ces poésies’,textes et sculptures, peintures du dimanche . Toulet et Rodin sont chers à mon coeur.
    j aime particulièrement la poésie.
    Je t ecris avec ma chatte sur les genoux et qui vient d un coup de patte d effacer mon premier mail. Je fais attention car elle est prête à s etirer à nouveau. Bonne nuit et bonne semaine

    • En général les minous n’aiment pas trop qu’on s’intéresse à autre chose qu’eux : attention aux coups de patte, hihi… Je suis contente que tu apprécies le moment du dimanche Edwige, je t’embrasse.

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