Panthère nébuleuse

Une petite aquarelle :

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Le visage de la guerre (II)

Il y a quelques mois je vous avais montré un dessin réalisé d’après les travaux de Lalage Snow, une photographe stationnée à Kaboul qui a réalisé le portrait de soldats britanniques avant, pendant et après leur mission en Afghanistan.

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/soldat_during_petit.JPG

Cette fois je me suis intéressée à l’exposition Soldier de la photographe américaine Suzanne Opton, qui a demandé à de jeunes soldats (hommes et femmes) de retour d’opérations extérieures de poser pour elle avec le visage contre terre. Mon choix s’est porté sur un portrait du soldat Bosiacki, qui a passé 364 jours en Irak :

Encore une fois je ne cherche pas à faire un portrait très ressemblant, juste à saisir les émotions qui se dégagent de ce visage; j’ai pris en photo les différentes étapes (elles s’étendent sur environ 1 h 30) :

Une vue agrandie ici.

Fouilles archéologiques (II)

J’avais également réfléchi au visage que pourrait avoir Dorian Gray au début de l’histoire :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/dorian_dorian.JPG

Je me souviens m’être inspirée des traits de l’artiste anglais Brian Eno, qui pour moi incarnait un parfait Dorian.

J’avais également travaillé des croquis de mains, à toutes fins utiles (ma main, surtout, et aussi la main de Roosevelt à la conférence de Yalta, au programme au bac en 1990) :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/dorian_mains.JPG

Quelques chats aussi, ça peut toujours servir :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/dorian_chats.JPG

Lord Wotton ne hante pas le dessin, j’ai juste oublié de désempiler les feuilles quand j’ai pris les photos…

Et voilà, fin du voyage… voilà qui ne me rajeunit pas 🙂

Fouilles archéologiques (I)

Quand j’étais adolescente j’avais adoré lire Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, et j’avais eu envie de l’adapter en bande dessinée (je n’avais aucune connaissance théorique – ni pratique, du reste – de ce genre d’exercice, aussi le projet en est-il bien évidemment resté au stade d’ébauche d’embryon). J’ai retrouvé chez mes parents des cartons à dessin datant du lycée, et j’ai eu envie de partager ça avec vous.

J’avais ébauché le personnage de Lord Henry Wotton, séducteur décadent – plus jeune :

https://i0.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/dorian_henry_2.JPG

Moins jeune, marqué par la débauche et le cynisme (je m’étais inspirée de l’architecture générale du visage de l’acteur Peter Fonda) :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/dorian_henry.JPG

J’avais réfléchi également au visage de la fiancée de Dorian, Sibyl :

https://i1.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/dorian_sybil.JPG

La signature (Guilland) est mon nom de jeune fille (je n’avais que dix-huit ans); une autre version de Sibyl, plus « sauvage » :

https://i2.wp.com/sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/dorian_sybil_2.JPG

Je devais être trop paresseuse pressée pour remplir les ombres (tout le côté gauche devrait être noir) et détailler les cheveux…

Demain si vous le voulez bien, une interprétation de Dorian, des mains et des chats – merci d’avoir bien voulu vous plonger dans ces souvenirs avec moi !